L’EFSA fixe une limite provisoire pour le CBD en nouvel aliment
En février 2026, l’EFSA a publié un repère provisoire de sécurité pour certaines formulations de CBD : une avancée à lire dans un cadre très précis.

Ce que l’EFSA a vraiment publié
Le 9 février 2026, l’EFSA a proposé une dose provisoire de sécurité pour le CBD évalué comme nouvel aliment. Le repère est délibérément prudent : 0,0275 mg par kg de poids corporel et par jour, soit environ 2 mg quotidiens pour un adulte de 70 kg.
Ce chiffre ne donne pas carte blanche à tous les produits alimentaires au CBD. L’EFSA vise des formulations très précises : CBD fortement purifié, absence de nanoparticules et données de sécurité considérées suffisantes sur certains points.
Pourquoi ce n’est pas une autorisation générale
Le statut Novel Food demeure un sujet sensible pour le marché. De nombreux produits CBD à ingérer sont proposés, alors que le cadre européen impose une autorisation en l’absence d’historique de consommation significatif avant 1997.
L’EFSA progresse dossier par dossier : certaines données suffisent à fixer un seuil temporaire, d’autres doivent encore être renforcées. Cela reflète surtout un examen progressif du marché, pas une autorisation générale.
Ce que cela change pour comparer les boutiques
Pour acheter, commencez par le format. Fleurs, résines, e-liquides, cosmétiques et produits alimentaires ne relèvent pas de la même lecture.
Dans nos avis, nous écartons les promesses santé et privilégions des éléments concrets : catégories proposées, transparence, informations produit et cohérence des offres.
La portée limitée du repère provisoire
Le niveau publié par l’EFSA ne s’applique pas indistinctement à tous les produits au CBD. Il vise des compléments contenant un CBD pur à au moins 98%, sans nanoparticules, fabriqués selon un procédé jugé sûr et pour lesquels la génotoxicité a été écartée. L’EFSA insiste sur son caractère provisoire, faute de données suffisantes. Il ne s’agit donc ni d’un feu vert général pour les huiles ni d’un conseil individuel.
L’avis indique également que la sécurité ne peut pas être établie pour les moins de 25 ans, les femmes enceintes ou allaitantes et les personnes sous traitement. Devant une fiche produit, séparez bien la dose annoncée, le statut réglementaire et les conclusions scientifiques : ces informations peuvent être liées, mais elles ne répondent pas à la même question.